Le travail de Valentin Aubert se situe à la croisée du design, de l'art et du vivant. Prenant appui sur la marche, l'observation et le faire comme manières d'entrer en relation avec un territoire, il imagine des situations favorisant la rencontre, l'apprentissage et la transmission. L’artiste prête une attention particulière au geste et à ce qui est déjà là : matériaux délaissés, savoir-faire oubliés, formes de vie présentes et usages existants. Avec une économie de moyens, il développe une pratique située qui cherche moins à produire des objets qu'à révéler des relations. Jardins, constructions collectives, sculptures, photographies ou installations deviennent autant de dispositifs permettant d'habiter autrement les espaces : une cartographie sensible faite de collectes, d'expériences et de rencontres. Valentin Aubert s'intéresse particulièrement à ce que l'on hérite et à ce que l'on transmet : les savoirs, les paysages, les usages, mais aussi les traces d'un monde en transformation. Il fait émerger des formes de coopération et des récits capables de retisser des liens entre les êtres, les matières et les territoires.