« A l’aune du sacré, les paysages sonores, les vidéos et les peintures de Marie-Myriam Soltani s’éprouvent comme des lieux de consolation et de connexions. Pour tenter d’accéder à l’inconnaissable, son travail explore les systèmes de communication non-verbaux pour leur qualité vibratoire, mouvante et fugitive. Marie-Myriam Soltani construit des dispositifs ornementés, propices à l’introspection et l’écoulement des émotions enfouies, comme des exercices d’empathie. Enclins à la spiritualité, ses objets et ses compositions sont imbibés de connotations religieuses, non pas pour retrouver un secret ou rétablir une vérité mais pour réactiver, guérir, se réapproprier. Guidée par un besoin de contre-conquête d’une identité bicéphale, Marie-Myriam incarne son propre écotone — une zone liminale entre deux écosystèmes adjacents — où coexistent ses legs et ses avenirs. » Alexia Abed, critique d’art, chercheuse et commissaire indépendante.