Marcheuse poétique, l’écriture de l’espace est au cœur de la démarche d'Hélène Berlemont. Son travail s’inscrit dans des recherches qui élargissent la démocratie aux écosystèmes et aux non-humains, afin de défendre les droits du vivant. Elle y explore l’eau comme entité, à partir de laquelle imaginer des formes de représentation et de prise de parole du vivant. Sa pratique s’appuie sur un protocole : arpenter, cartographier, installer. L’artiste étudie les territoires et d’autres manières d’habiter, révèle ce qui échappe au regard et propose de nouveaux récits croisant écriture, photographie et sculpture. Se nourrissant d’œuvres littéraires comme Vivre avec le trouble de Donna Haraway ou encore Le champignon de la fin du monde de Anna Tsing, les recherches d’Hélène Berlemont autour de l’installation se développent souvent à partir de questions : comment vivre dans les ruines aujourd’hui ?