Hors Peindre #Bougainville
Workshop du 25 octobre au 1er novembre 2026
Workshop du 25 octobre au 1er novembre 2026
Le projet Hors Peindre #Bougainville s'inscrit dans l'ARC Hors Peindre et plus largement dans le programme de recherche du Réseau Peinture, qui réunit des écoles d'art françaises et internationales autour de la peinture. Ce workshop résulte d'une collaboration suivie avec Weißensee Kunsthochschule de Berlin, avec laquelle les Beaux-Arts de Marseille ont mis en œuvre quatre workshops soutenus par l'Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ). En 2026, ce programme inter-écoles se construit avec deux établissements partenaires marocains : l'Institut National des Beaux-Arts de Tétouan et l'École Supérieure des Beaux-Arts de Casablanca.
L'objectif de ce projet inter-écoles est d'interroger la notion contemporaine et historique de « peinture » à travers des contextes culturels distincts. La seconde phase, menée à Marseille, s'inscrit dans la continuité des recherches entreprises par le groupe d'étudiant·es à Casablanca en avril 2026. Elle vise à observer les points de convergence et de divergence entre les espaces urbains de Marseille et de Casablanca, notamment à travers les usages vernaculaires de la peinture. Ces observations permettront également d'interroger les traces d'une histoire coloniale dans les formes urbaines, les architectures des deux villes.
L'exploration et la collecte de matériaux dans le quartier de Bougainville et plus largement dans la ville de Marseille constitueront la base d'une peinture murale collective. Jeanne Barret, lieu d'expérimentation pluridisciplinaire en lien avec son quartier, offre un cadre propice à cette réalisation. Le projet s'inscrit également dans une perspective historique liée à l'histoire de la peinture à Marseille et aux recherches menées par les artistes de Support/Surface. L'œuvre de Max Charvolen, qui a enseigné aux Beaux-Arts de Marseille de 1976 à 2011, constituera notamment un point de référence pour réfléchir aux relations entre peinture, architecture, mémoire et intervention in situ.
Le workshop portera sur l'analyse et la comparaison des usages vernaculaires de la peinture - couleur, graffiti, signalétique - dans les espaces urbains de Casablanca et Marseille. La marche en milieu urbain et périurbain sera expérimentée comme un outil de recherche : que voyons-nous, qu'est-ce qui retient notre attention et pourquoi ? Comment traduire plastiquement ce que nous observons ? L'attention portée aux architectures et aux traces historiques permettra notamment d'interroger la manière dont les héritages coloniaux se manifestent dans les espaces, les formes et les usages de la ville.
À partir de ces observations, les participant·es expérimenteront différentes formes de traduction et d'intervention picturale à l'échelle de l'architecture. La réalisation collective d'une œuvre murale permettra enfin de mettre en jeu ces recherches dans le contexte spécifique de Jeanne Barret, tout en renforçant les échanges interculturels entre les participant·es des établissements partenaires.
Une soirée du workshop sera également consacrée à la projection de la trilogie Tetuan, Tetuán, Tiwan d'Adrian Schindler, qui viendra prolonger les réflexions engagées autour des traces d'un passé colonial. Dans le troisième volet de la trilogie, la scénographie peinte par l'artiste Nassim Azarzar, qui animera lui-même un workshop du 22 au 26 mars 2027 aux Beaux-Arts de Marseille, joue un rôle essentiel.
Restitution publique le samedi 31 octobre de 18h à minuit à Jeanne Barret, 5 boulevard de Sévigné, 13015, Marseille
Le projet est soutenu par l'Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) et l'Institut français du Maroc.
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