Comment « faire musée » lorsque les collections, les mémoires et les récits sont menacés de destruction, voire pillés et anéantis ? En partant du Liban, de la Syrie et de la Palestine, ce colloque aborde des histoires alternatives de musées, de collections dispersées ou de récits empêchés qui permettent de préserver ou de réinventer ce qui a disparu ou a été détruit. Artistes, chercheur.es et professionnel·les du patrimoine y interrogent le pouvoir de l'imagination en acte : pour raconter la perte, mais aussi pour faire exister de nouvelles formes muséales - musées virtuels, en exil, anticipatoires, imaginaires - capables de reconstruire des liens collectifs et d'ouvrir des futurs désirables. Face à l'anéantissement culturel, faire musée peut devenir un acte de mémoire et de résistance qui engage des questions de justice sociale, spatiale et réparatrice.
Avec les prises de parole de Abdellatif Zaki Abuhashim, Judith Abensour, Mohamed Abusal & Marion Slitine (Collectif Hawaf), Mathilde Ayoub, Ariella Aisha Azoulay, Clémence Cottard-Hachem, Chiara De Cesari, Leyla Dakhli, Elias Kurdy, Mohammed Laouli, Jean-Marc Prevost, Rania Stephan, Amer Shomali, Nadia Von Maltzahn et Sana Yazigi.
Coordination du colloque : Mathilde Ayoub (Univ. Cergy-Paris / INP), Vanessa Brito (Beaux-Arts de Marseille), Aude Fanlo (Mucem), Camille Faucourt (Mucem), Anne Faure (Mucem), Maxime Guitton (Beaux-Arts de Marseille), Marion Slitine (CNRS, Centre Norbert Elias / Beaux-Arts de Marseille), assisté·es par Thaïs Devanit (IEP Lyon).
Crédit image : Mohammed Laouli, His-story, dessin et collage sur papier (projet Fusée-Musée), 2026.